Un amateur donne son avis en ligne sur ce qui le passionne!
Sous la voûte verte, Une route droite, J'allais vers l'orage et l'orage venait, Mais qu'en savais-je? l'orage mentait. Le ciel frappait à la porte, Le vent sifflait à sa perte, Comme une orange, L'orage, de rage Déchiré; Comme un sabre Dégainé, Entre...
Lire la suiteL'arbre gris se meurt. Au ciel, à la terre, Hélas, Hélas. La feuille d'or, Chute, et l'été Fauché, sentait Comme une fleur, Un fruit doux, Ce fruit dont, Saveur Et chair, Rendaient fou. Tombes et croix, Sombres ou froids, Tout se joue, L'été passé. Sans...
Lire la suiteQue je sois perdu, Sombré, corps et biens, Sous des flots iliens, Où rien n'est ardu. Silence au long cours, Le vent suit, puis court, Au gré de son cap, Couteau qui ne coupe Ni l'onde ni le sol, Mais les unit, tel L'oiseau à son aile, D'élan à son vol....
Lire la suiteIls font tant de bruits, Le silence a fuit. Autour des maisons, Le cri fait saison. Un mur sous l'oreille, Assis je recueille Les mots d'une chanson, Des mots sans un son. Lézard au soleil, A cuire sous le ciel, Mon cuir, mes étoffes, Les heures, et les...
Lire la suiteQu'aura donc le juste? Couronne et tombeau! Le riche, un buste, Guettant le caveau. Tous mendièrent l'espoir D'un matin le soir, Ils étaient nombreux. La nuit les a bus, Car elle vient, et tue. Heureux les vaniteux, En noires processions, A scander leurs...
Lire la suiteA chaque pupitre, on voit des ânes, Faisant les pitres, lorsqu'ils ricanent, D'abord en coin, du bout des lèvres, A gorge ouverte, lorsqu'ils se lèvent, Et braient. Un vent de sottises Volète, idiot, aux paperasses, Où l'ennui soufflant sa braise, Incendie...
Lire la suiteA ces choses que l'âge fait briller, Acres alcools, tristes chansons, Femmes douces, feuilles mortes, arrière-saisons, Je bois et, Me fais le devoir, De ne pas les croire, Condamnés. J'ai pourtant mal, à cet endroit, A l'ombre de mes pas, Où ne me répondra,...
Lire la suiteLes rues sont tristes, Où les enfants disparaissent. Les salles qu'emplissent, Cris et chants, soudain paraissent, Fausses. Et la chaise, puisse T'elle souffrir, s'affaisse. Nul murmure ne bruisse, Le silence, s'amasse. L'innocence, et sa crasse, Luttent,...
Lire la suiteSur la grève battue s'apaise, La fracas d'armées absentes, Sous la mitraille et la pente, Gît ce mot, il agonise. Le ciel blafard luit, Ou non, mais ne dit, Rien, Lui. Rien ne me plait, Si ce n'est silence, Lorsque se tait, Ce bruit immense. Lorsqu'enfin,...
Lire la suiteJe m'asseois en bout de cette table, Comme à diriger un vaisseau, Son tablier aussi vénérable, Que s'il avait connu les flots. La proue, à la figure telle une horloge, Affronte un horizon d'ardoise, Tant, que le gouvernail où j'ai ma loge, Grince sous...
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