Je m'asseois en bout de cette table,
Comme à diriger un vaisseau,
Son tablier aussi vénérable,
Que s'il avait connu les flots.
La proue, à la figure telle une horloge,
Affronte un horizon d'ardoise,
Tant, que le gouvernail où j'ai ma loge,
Grince sous la vague monstrueuse;
Louvoit aux parois de mon crâne,
Où d'incessants naufrages,
Et de rugissants tramontanes,
Accomplissent un carnage,
Pour, revenir harassé et,
Paré d'embruns, à l'ancrage,
Songer encore à l'orage,
Lors d'une prochaine traversée.