est le premier roman traduit par chez nous de Ron Rash, qui se revendique écrivain du Sud. Ben je suis bien d'accord avec Ron. Le sud est là.
Comme le disait Hemingway: il desendait à la rivière, et la rivière était là. Ben, Ron nous le dit, nous l'écrit, et le Sud, on le lit à plein nez.
Rash a publié trois volumes de poèmes, et son bouquin a une manière de causer dans le poste, qui me fait songer, qu'il est pas poète juste pour faire joli sur le C.V.
L'histoire est simple.
Holland est revenu de Corée avec trois médailles et pas un bleu, mais aujourd'hui, il n'est pas revenu chez lui manger. Maman Holland le sait bien, junior est mort. Alexander, shérif, mais fils de fermier, le sait tout pareil, le gars est mort, et c'est le Billy qu'a fait l'coup. Car le Holland, prenait de drôles d'aises avec m'dame, lorsque monsieur trimait aux champs. L'affaire s'annonce plus claire qu'une vodka, dans une verre en cristal neuf. Mais voilà qu'le Billy, y l'a disparu le corps, et qu'on y trouve pas d'erreurs dans le témoignage, qu'sa dame le couvre mieux qu'une couverture l'hiver, et qu'les gars d'la battue sont bredouilles à draguer la rivière...
Alors?
Le reste appartient à l'histoire, et nonobstant le patois de péquenaud que je vous étale pour faire le malin, ce roman noir et rural est rugueux à souhait.
Il nous conte à cinq voix, une terre sur le point de disparaitre, engloutie sous les eaux du progrès (un barrage en construction), mais aussi la fin d'une époque. Exit les petits fermiers acharnés des Appalaches, malgré la terre, le sang, la sueur et les larmes.
Je ne peux pas estampiller la bête, polar, policier ou thriller, ni même une étiquette s'en approchant, mais bien lui donner l'A.O.C de roman bien du Sud, avec une grosse majuscule, sudiste et fier de l'être, en plus.
Poussière, chaleur, fermiers endettés, superstitions et rumeurs, coups de sang, rancunes, et le souvenir des indiens du bled, lorsque les blancs sont apparus.
L'écriture est belle, le parler évocateur, et le drame omniprésent, vraiment. Parlons peu, parlons bien, j'ai accroché, et j'espère que ceux qui se pencheront dessus, feront de même, alors, avant de sombrer dans le bourbon, en écoutant Johnny Cash j'arrête de dégoiser et je vous laisse avec les quelques vers qui ouvrent le roman:
Un pied encore au Paradis, je me tiens Et mon regard traverse l'autre terre. Le Grand Jour du monde arrive en retard Pourtant qu'ils semblent étranges Ces champs que nous avons ensemencés D'amour et de haine.
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...et un petit tour en Arizona, ça te dirait? tu te souviens certainement du film "L'homme aux colts d'or"et d'Henry Fonda, Anthony Quinn; le livre dont est inspiré ce film vient enfin d'être édité<br />
aux éditions Passage du Nord-Ouest.A lire donc: Warlock écrit par Oakley Hall; chic c'est bientôt mon anniversaire et je sais ce que je vais demander!<br />
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Entre cow-boys, ça me botte même!<br />
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J
Jean-Claude Ramdam
27/03/2010 09:25
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Pour Larry Brown il faut lire "Joe"et sa suite "Fay" parus en Folio policier, après une pause lire "Père et fils"paru en folio.A noter les bizarreries de l'édition car en fait aucun de ces romans<br />
n'est un polar.Dans un tout autre genre mais tout aussi bouleversant, son dernier paru 1 an avant sa mort"l'usine à lapins".<br />
Je vois qu'Armande a aimé les descriptions de la nature chez Rash, si ce n'est déjà fait qu'elle me permette de lui recommander " Bois mort" de James Sallis ou en plus baroque les livres de Burke<br />
sur la Louisiane!<br />
En ce qui concerne Peace, quand tu auras fini 84 ça serait intéressant de comparer nos sensations!<br />
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Ok pour tenter Joe, et que cela ne soit pas un polar, mais du roman noir ne me dérange pas. J'ai failli prendre le Sallis, je vais voir à la médiathèque, lorsque je prendrai les autres Peace, je<br />
viens de terminer le 1974.<br />
J'ai un ou deux Burke, mais j'admets que cela fait un certain temps que je j'en pas lu.<br />
Je suis partant pour faire le point après le 1984!<br />
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A
Armande
26/03/2010 19:58
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Remoi ! Je viens de faire paraître mon article, histoire qu'on soit synchro. J'ai un doute orthographique (Syncro prend un "s" ou pas ?)Baste, vivons dangereureusement, je poste ce commentaire sans<br />
vérifier dans le Grévisse.<br />
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Fichtre, et sacredieu, à froid, et sans filet je penche pour un " synchro" rien de plus ou de moins, je vis dangereusement tout pareil, frissons, frissons!<br />
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Ex aequo alors, sur ce podium littéraire, ne récompensant que nos coups de coeur!<br />
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J
Jean-Claude Ramdam
26/03/2010 16:28
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Encore une fois une belle chronique...pour un livre certes bien troussé mais assez"ordinaire" à mon avis.Il y a beaucoup de critiques exaltées à propos de ce livre surtout dans notre beau pays!<br />
Pour ma part je n'ai pas trouvé dans ce livre le souffle, l'émotion sans pathos, l'empathie qui traverse les livres de Larry Brown.<br />
Quant à Peace, je devrais surement me soigner mais je n'aime pas du tout, mais alors pas du tout!<br />
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Merci!<br />
Pour le reste, je dois avouer que le côté ordinaire m'a séduit, histoire simple, gens simples et ce qui s'en suit, pas trop d'effets, et une écriture bien parlante... <br />
Quant à Larry Brown, je ne saurais dire, car je n'en ai pas encore empoigné un seul, je dois en avoir un qui se cache quelque part, mais impossible de mettre la main dessus...<br />
Mais pour le Peace, il serait dommage de se faire soigner pour si peu, la polémique est bien plus enthousiasmante que l'uniformisation à outrance, je suis bien aise d'en avoir parfois la<br />
confirmation!<br />
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