du très british David Peace, est le premier mouvement d'un quatuor, regroupant 1977, 1980, et 1983, sous le nom de Red Riding Quartet.
En cette année qui ouvre le bal, Dunford journaliste criminel à l'Evening Post, enterre son père, et tente de couvrir ce qui s'annonce comme la grosse affaire de sa carrière, la disparition d'une fillette des environs, Clare Kempley.
Il s'apercevra bientôt qu'il y a quelque chose de pourri au royaume de Leeds. D'autres fillettes manquent à l'appel, flics véreux, hommes d'affaires corrompus ou politiques fantoches ... La liste est longue, lancinante litanie portée par une écriture lapidaire.
Dunford sillonne le Yorkshire et s'acharne, malgré les menaces, les coups, puis la torture. Et, car si tout est lié comme il le répète, rien ne sera épargné.
Ce livre exsude ce que le malsain, et le désespoir ont de plus corrosifs. Certaines pages flirtent avec la pornographie ou le scatologique, avec ce que l'homme a de plus obscène. Sans pour autant proposer d'échappatoire. Dans cette Angleterre froide et humide, Dunford ne creusera que des tombes.
L'intrigue est souvent juste esquissée, le narrateur donnant voix au récit, faire la part de ce qu'il échaffaude, de ce qui est, ou de ce qui pourrait être, s'avère périlleux. Tout comme l'horreur à outrance, peut prendre à la gorge certains lecteurs.
Il n'en demeure pas moins, que cette plongée funèbre dans l'inommable, est un coup de poing littéraire.
Car s'il y a deux types de personnes, ceux qui creusent, et ceux qui ont les pistolets chargés, certains, encaisseront la charge, d'autres non. Certains crieront au scandale, d'autres au génie.
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Comprenez mon doux Sire que je ne peux ici déployer tous mes arguments. Il semblerait que Votre Grace n'ait à ce jour consommé que le premier opus; à votre heure et quand il vous plaira et ayant<br />
achevé le dernier volume, nous pourrons courtoisement débattre. En cette attente, je reste de Votre Grace l'admiratif serviteur.<br />
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Sa Grace sait bien que vous êtes un vil flatteur, mais qu'elle est douce à son oreille cette musique! Sa Grace accepte avec civilité cet échange d'idée, voire même qu'elle s'en réjouit!<br />
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Jean-Claude Ramdam
01/04/2010 13:45
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Non, non ce n'est pas du tout à tort que Peace a été comparé à Ellroy en ce qui concerne le parti pris stylistique très influencé par "White jazz".<br />
Peace ne cache d'ailleurs pas son admiration pour Ellroy! Il est simplement dommage qu'il est parfois mélangé Ellroy et Shakespeare, White jazz et Macbeth...<br />
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Gronde tonnerre, tremblez impies! Très cher puriste, le son de votre courrier me sied! je n'affirme pas que c'est un tort de comparer nos deux poulains, simplement qu'il est bien facile de les<br />
fourrer dans la même boite sans cérémonie! De mes périgrinations au pays d'Ellroy, du Dalhia, en passant par Brown's Requiem, ou la trilogie Hopkins, un certain sens de la justice, de l'héroisme,<br />
ou de la vengeance se dégageait des mots. La plume terrassant le lion que nous connaissons. Derrière le récit de Peace, la souffrance seule émerge, ici pas de grandes épopées, les britishes, et<br />
les amerloques peut-être. Pour le reste, je suis un gourmand, j'avcoue que si la mayonnaise prend, plus y en a et plus j'en croque, j'accomode mauvaises bières, bon whiskies, petite vie et grans<br />
rêves, le paradoxe m'emballe, alors, Shakepeare et Ellroy, why not?<br />
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Pierre FAVEROLLE
28/03/2010 09:44
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ça me fait plaisir que ça t'ait plu. Si 1974 est fort, 1977 est étouffant, 1980 ébouriffant et 1983 magistral. Ce quatuor, à tort comparé avec Ellroy est une grande confession d'un auteur marqué<br />
par ce drame qui a hanté sa jeunesse. Bonne lecture pour la suite.<br />
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J'attaque le second cette semaine si tout se passe bien. Je comprend que les critiques l'assimile au travail d'Ellroy, ça catégorise simplement et donne au lecteur une référence.<br />
Par contre il est vrai qu'il y a autant de differences que de similitudes entre ces deux auteurs. On échangera nos points de vue sur le sujet à la fin du quatuor!<br />
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