se consomme très frais, mais nous est, plus que chaudement recommandé. Coben, Connelly, la critique, les critiques, les échos, tout ici, est élogieux.
Gus, le narrateur, est un journaleux comme je les aime. Cafardeux, et son canard est boiteux. Hi, hi! Son bled, qui donne son nom au livre n'a rien de notable, car il ne s'y passe pas grand-chose d'autre que pas grand-chose, depuis des plombes.
Le genre de petite communauté soudée perdue au milieu de nulle part, où tout le monde se connaît plus ou moins, pour le meilleur, ou le pire.
Seul cataclysme à l'horizon, la disparition inexpliquée du coach de l'équipe de hockey locale, après leur défaite aux championnats, faute en incombe au gardien, notre héros...
Pas de quoi en faire un roulé au jambon.
Mais, pour avoir soulevé cet épineux problème avec un supporter autochtone, un soir de finale, accoudé au comptoir, entre trois footeux imbibés, je sais par expérience, que la rancoeur peut se montrer tenace, particulièrement dans ces petits villages à priori sans histoire.
Mais ne nous égarons pas.
Car soudain, le lac recrache le motoneige du célébrissime, et mystérieux entraineur! C'est tout un passé plus que trouble qui émerge alors.
Notre journaleux, toujours cafardeux (découvrir le pourquoi est assez prenant), va donc mettre le nez, et les pieds, dans le plat, afin de faire toute la lumière sur cette triste affaire.
Suicide? Meurtre? La tension, comme les tensions, montent...
Notre cher correspondant, Augustus de son vrai nom, pour ne citer que lui, va nous mener vers un dramatique, mais je suis bien en peine de vous l'avouer, assez peu surprenant dénouement.
Pour ne pas choquer, dans la blancheur du paysage, et ne pas perdre le fil de la métaphore, je dirai que la montée du suspense est quelque peu gâchée, par le gros fil blanc qui tient le paquet.
Blanc, sur blanc, pourtant, c'est du ton sur ton...
Et c'est un peu dommage, car passé le cap de la première entame, la neige est fraiche, et j'ai pris plaisir à la descente.
Le domaine, est trop balisé à mon goût. On ne savoure pas pleinement le dernier slalom...
Malgré ces quelques réserves, c'est un bon gros bouquin à l'américaine, à déguster engoncé dans un bon gros fauteuil, lorsque le vent hullule, et que la nuit tombe sans se faire mal.
Pour un coup d'essai, car c'est un premier roman, c'est bien placé. Du bon ouvrage, sans surprise, mais confortable.
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L'étalon d'Achille peut-être, ou l'étalon aux chevilles?<br />
Je ne sais plus qui disait, je ne suis jamais aussi sérieux que lorsque je plaisante...<br />
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A
Armande
10/03/2010 20:02
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La chute de ton article est sympa ! Je suis d'accord avec ton analyse, le sentier est balisé (sans doute un peu trop) mais c'est un polar "efficace" (et l'adjectif pour moi n'est pas péjoratif ).<br />
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L'efficacité est au polar, ce que la roue est au transport, l'étalon auquel j'estime le mécanisme, ou la condition sine qua non, dire que l'ouvrage est efficace est bien sur loin d'être<br />
péjoratif!<br />
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