est le dernier ouvrage de Richard Price publié en France aux éditions Presses de la cité. Je tiens d'ailleurs à remercier Armande pour le prêt.
Dennis Lehane affirme que Price est le plus grand des dialoguistes américains, morts, ou vivants. Selby junior, qu'il est un grand artiste. Le Times que... Mais entre nous, on s'en fout. La, ou les critiques, ne sont jamais que des indices, la mienne y compris.
Le résumé de la quatrième de couverture ne fait guère mieux lorsqu'il annonce: En attendant de devenir célèbre, Eric Cash gère un restaurant dans le Lower East Side, un quartier de New-York à double visage avec ses lieux branchés pour bobos et ses vieux immeubles où cohabitent dealers et immigrés. Deux mondes qui entrent en collision quand Eric et un de ses barmans se font braquer un soir de bringue.
Tout cela, comme le disait Pirandello de la vérité...
Cette oeuvre, est une polyphonie. Le crime, n'est que le premier mouvement d'une symphonie de voix, d'histoires, ou de vies, cercles concentriques autour du meurtre.
Celles de Cash le gérant, celles des braqués, des braqueurs, celles des ados d'une cité voisine, immigrés, artistes, flics, journalistes, mères célibataires... Les flics, la famille, les familles, les médias.
C'est une foule de personnages qui s'entremèlent inextricablement autour de cet événement, somme toute assez banal à New-York.
Cet incroyable édifice littéraire, est bien plus qu'un roman policier. La véracité quasi-documentaire des dialogues, l'humanité qui se dégage de l'ensemble, ou le manque délibéré d'effets, sont du ressort de la chronique.
Le polar, pour moi, n'est ici qu'un porte-parole. Ici, des mondes, des vies, des misères, se croisent, s'entassent malgré les murs, les quartiers, les races, les langues, ou les professions.
Je n'ai pas vu de parabole, saisi de morale, ou découvert la foi, mais le livre m'a happé.
Cela me suffit. Pour le recommander à mon tour, pour me dire que je vais en lire d'autres.
Ou songer que si l'art imite la vie, l'artiste parfois insuffle à ses mots tant de force, que du factice ou du mensonge, entre deux répliques, et trois mots, c'est la lumière qui se fait, sur la scène, comme ailleurs.
<br />
déjà entendu parler de "The Wire", mais jamais vu. Un autre scénariste de la série, c'est Pelecanos. Ca doit être pas mal...<br />
<br />
<br />
<br />
J'ai un collègue qui passe sa vie sur le net à la recherche de séries inédites, il est ingé, et complètement acro, il a maté l'intégralité de la série, les trois ou quatre saisons, il chante les<br />
louanges d'une production incroyable, l'écriture, le point de vue, acteurs, etc... C'est un hit absolu, il m'incite plus que fortement à me plonger dans les arcanes mystérieuses de la vidéo sur le<br />
net...<br />
<br />
<br />
P
Pierre FAVEROLLE
14/03/2010 20:17
<br />
Ce n'est pas la peur du manque, mais plutôt au choix :<br />
1- le besoin de posséder le livre<br />
2- la nécessité d'avoir le choix quand je me demande ce que je vais lire<br />
3- la hantise de la bibliothèque vide<br />
4- les articles des blogs qui donnent envie de lire / découvrir de nouveaux ouvrages<br />
Mais oui la lecture est une drogue, et pour moi une échappatoire loin de la vie quotidienne (surtout professionnelle).<br />
Ce serait bien que tu mettes une newsletter sur ton site.<br />
<br />
<br />
<br />
Hé oui, la littérature donne à la vie un sens que malheureusement elle ne semble pas forcément posseder, et lorsque le quotidien devient un fardeau, le livre offre un refuge...<br />
Je vais tenter de mettre une newsletter, mais mes compétences en informatique sont ridicules, je me plonge dans les modalités necessaires, en attendant, je publie en moyenne une bricole tous les<br />
trois jours.<br />
A bientôt!<br />
<br />
<br />
A
Armande
14/03/2010 18:06
<br />
C'est mon coup de coeur absolu dans la sélection du Prix des Lectrices de Elle. Je croise les doigts pour qu'il gagne...<br />
<br />
<br />
<br />
Sans connaitre les autres participants, je croise les doigts de bon coeur avec toi!<br />
<br />
<br />
P
Pierre FAVEROLLE
14/03/2010 17:38
<br />
Richard Price fait partie des grands auteurs. J'avais lu 2 de ses livres : Ville noire, ville blanche et le samaritain. L'analyse de la vie des quartiers aux USA est très intéressante et fouillée.<br />
Si l'on ajoute une bonne intrigue et des dialogues géniaux, que peut-on demander de mieux ? J'ai acheté Souvenez vous de moi, mais pas encore lu. Comme tu l'auras compris, j'en achète plus que je<br />
ne peux lire !<br />
<br />
<br />
<br />
Je pensais justement me procurer ces deux ouvrages! Souvenez-vous de moi m'a vraiment plu. On se partage bien le terrain, tu as lu les deux qui manquent à ma lecture, je viens tout juste de sortir<br />
de celui que tu n'as pas encore ouvert! Quant à acheter plus que l'on ne peut lire, j'appelle ça la crainte du manque, la lecture est une drogue!<br />
<br />
<br />
J
jeanjean
13/03/2010 12:11
<br />
Ce qui m'a particulièrement frappé dans ce roman, c'est la solitude des personnages et leur incapacité à communiquer. Richard Price est vraiment un grand auteur, dommage qu'on ne parle pas plus de<br />
lui en France.<br />
<br />
<br />
<br />
Je suis d'accord, j'ai appris de plus qu'il co-écrit la série the wire, un collègue m'en a dit beaucoup de bien, déjà entendu parlé?<br />
<br />
<br />