J'allais ainsi, le coeur nu,
Peiner aux portes closes;
De l'espoir en toute chose,
Car je n'avais jamais vu.
J'attendis le matin, une nuit,
Où rien ne vint.
Le silence me donna le bruit,
Je pris sa main,
Pour baisser le bras
Sur mon coeur déçu;
Je marchai un pas,
Puis ne marchais plus.
L'épi moissonné autant
Que s'abat le fléau,
Chante un jour pourtant,
Comme le fil de l'eau.
Son cou, vers le ciel,
Versera bientôt,
Une chanson nouvelle,
Pour un jour nouveau.