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1977

peace-1977.gifTrois ans plus tard, Leeds encore. L'éventreur du Yorkshire massacre. La police piétine. La tension est à son paroxysme.

 

Whitehead le journaleux arriviste et alcoolique est de retour.

Tant bien que mal, et plutôt mal que bien. Entre les bitures et les cauchemars, peu de répit. La femme qu'il aimait est morte assassinée, un clou dans le crâne, lors d'un exorcisme amateur.

 

L'inspecteur Frasier a une femme et un petit garçon, mais voue une passion torride et destructrice à une fille de joie locale.

 

L'éventreur, quant à lui, est en guerre, il veut éradiquer la prostitution. Armé d'un marteau et d'un tournevis, il laisse derrière lui les restes macabres de ses victimes. Il noue avec la police un étrange dialogue. Lettres, cassettes. Un émule du célèbre Jack, ou le plaisir du chat et de la souris.

 

Des flics touchent au racket, s'engraissent grâce au porno, faussent certains résultats pour dissimuler leurs magouilles, et sont prêts à tout pour ne pas tomber.  

 

Frasier est entraîné toujours plus bas... 

 

Mensonges, meurtres, et une enquête plus qu'éprouvante. Rien ne va plus mes amis. La triste Albion est chauffée à blanc, canicule, émeutes, chômage. A l'approche de la célébration du Jubilé, que restera-t-il à fêter? Rythmé par des extraits radiophoniques d'époque, et par les infos de l'année, le roman se lit à la première personne comme 1974.

 

Les narrateurs nous enferment dans leur vision des événements. Staccato de mots, de sensations, cauchemars et déprimes, nous avançons au gré des oeillères de nos héros. C'est souvent étouffant, la pression ne retombe guère, les vérités sont parcellaires et confuses.

 

De 1974, quelques échos résonnent encore. Le mal a de nombreux sons de cloche.

Dunford a disparu, et de son travail nous n'avons plus de nouvelles. Uniquement son dernier tour, dans le genre règlement de comptes à OK Corral. Et encore. L'information est manipulée, le public maintenu dans l'ignorance, à peine quelques lignes dans un quotidien jauni. Une chambre d'hôtel demeure seule détentrice de ces noirs secrets. 

 

Peace poursuit son exploration du cloaque. Chaque roman entrant dans un cercle un peu plus vaste que le premier, happant le lecteur qui s'y laisse prendre, pour le mener vers quel dénouement?

 

Mystère, 1977 m'incite seulement à me plonger dans 1980. La curiosité est un bien vilain défaut.

 

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