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La mort et la belle vie

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L'unique roman policier d'un auteur qui n'écrivit que de la poésie.
Professeur d'écriture créative, Richard Hugo a bossé avec Crumley, et la quatrième de couverture énonce qu'il est considéré comme le fondateur de l'école littéraire de Missoula.
C'était presque un devoir civique d'y jeter un oeil.
Le ton est là.
Un flic, des meurtres, une enquête.
Une louche de sexe, quelques filles dénudées, un soupçon d'obsession, un mystère qui hante notre héros.
Une touche de noirceur:
<C'était peut-être le vin ou le ciel triste. En démarrant, je pensai à mon père qui était rentré un soir à la maison après avoir perdu son travail et qui s'était mis à pleurer cependant que ma mère s'efforçait de le réconforter. Je pensai à un noir de Seattle qui ne voulait pas être un violeur d'enfants mais qui, ne pouvant s'en empêcher, m'avait dit qu'il allait se tuer, ce qu'il avait fait en s'immolant par le feu. Je pensai à une petite fille qui s'était noyée dans un lac, et aux cris de sa mère quand on avait tiré de l'eau le cadavre de son enfant. Je pensai à un monde où la vie est toujours trop dure, où on nous demande d'en supporter davantage qu'on en est capable. Je chialai comme un môme. Pour personne en particulier, pour nous tous.>
Certains passages vont droit au but. 
Et d'autres pas du tout.
L'intrigue, quant à elle, est parfois vite expédiée.
Les premières pages compilent les meurtres, l'investigation, et la capture du coupable.
Une grande désaxée.
Notre héros, Barnes, dit la tendresse, car il est le flic le plus gentil que l'on ait vu, a le don d'aimer ses congénères suffisamment pour qu'ils se confient à lui.
C'est loin d'être un foudre de guerre, il ne met pas de contredanse, et hésite à capturer les cambrioleurs. 
L'écriture lorgne pourtant sur le Hard-boiled, de manière appuyée.
Des pages font tapisserie, d'autres du tricot, mais ne perdez pas le fil...
Dans tous les sens du terme.
Unique roman d'un poète mort, ce policier emprunte des voies étrangement saccadées.
50 pages et on boucle.
Une centaine de plus et on remonte à cheval.
Barnes, s'échine à déterrer une vieille et sombre histoire de meurtre et de nécrophilie vieille de vingt ans.
Il y voit de quoi éclairer une des morts ne cadrant pas avec la première rafale.
Tours, détours, et puis...
Un dernier pour la route, avant le rideau.
Je n'ai pas réussi à décrocher cependant.
Preuve en est que monsieur Hugo, offre une assez belle ballade finalement.
Pour les amateurs avertis, car ses sentiers sont traitres.
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K
<br /> Intéressant, je le note, d'autant qu'il est en poche !<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> C'est une curiosité, et à petit prix, il ne faut pas bouder son plaisir...<br /> <br /> <br /> <br />