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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 12:38

Sous la voûte verte,

Une route droite,

J'allais vers l'orage et l'orage venait,

Mais qu'en savais-je? l'orage mentait.

 

Le ciel frappait à la porte,

Le vent sifflait à sa perte,

Comme une orange,

L'orage, de rage

 

Déchiré;

Comme un sabre

Dégainé,

Entre les arbres.

 

Candélabres

Délabrés,

De vacarme

Enflammés.

 

Encre bleue puis noire, poix et lueurs,

Sang et feu, nuit noire, voix et choeurs!

 

Autour de moi, s'enfle et souffle...

CRAAC. Sur le billot une lame claque,

Zigzague sous le halo des flaques,

Pique les coutures, mais s'essoufle,

 

Le ciel pâle

A l'air sale,

Il grince,

Se pince,

 

Il crève, mais s'élance,

Trêve, puis le silence.

 

Sous la voute verte,

Une route droite.

Quelques gouttes encore,

Sans doute les dernières.



 





 


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2 août 2010 1 02 /08 /août /2010 18:04

L'arbre gris se meurt.

Au ciel, à la terre,

Hélas,

Hélas.

 

La feuille d'or,

Chute, et l'été

Fauché, sentait

Comme une fleur,

 

Un fruit doux,

Ce fruit dont,

Saveur

Et chair,

 

Rendaient fou.

Tombes et croix,

Sombres ou froids,

Tout se joue,

 

L'été passé.

Sans un regret?

Est-il assez,

D'un seul été?

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9 juin 2010 3 09 /06 /juin /2010 09:25

Que je sois perdu,

Sombré, corps et biens,

Sous des flots iliens,

Où rien n'est ardu.

 

Silence au long cours,

Le vent suit, puis court,

Au gré de son cap,

Couteau qui ne coupe

 

Ni l'onde ni le sol,

Mais les unit, tel

L'oiseau à son aile,

D'élan à son vol.

 

Que je sois perdu,

Sombré corps et biens,

Sans un pavillon,

Veillant au dessus,

 

J'irai à mon quart,

Sans un seul navire,

A l'heure du retard,

Veiller sans rien dire.

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 18:39

Ils font tant de bruits,

Le silence a fuit.

Autour des maisons,

Le cri fait saison.

 

Un mur sous l'oreille,

Assis je recueille

Les mots d'une chanson,

Des mots sans un son.

 

Lézard au soleil,

A cuire sous le ciel,

Mon cuir, mes étoffes,

Les heures, et les strophes.

 

Ma paupière lourde,

Sous une pluie de feu,

Brûle des lambourdes

Derrière mes yeux. Eux,

 

Deux écus, vieil or,

Frappés au dehors,

Par le rouge tison

D'un jaune forgeron ;

 

Tracent des horizons,

Puis donnent au sommeil,

Lignes et hameçons.

Pêcheur sans pareil,

 

Filet dont les mailles

Capturent tous les noms.

Mais je suis bredouille,

Pas un seul poisson.

 

Je rentre au bercail,

Avec l'impression

Que certains détails

Me reviendront.

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 12:27

Qu'aura donc le juste?

Couronne et tombeau!

Le riche, un buste,

Guettant le caveau.

 

Tous mendièrent l'espoir

D'un matin le soir,

Ils étaient nombreux.

 

La nuit les a bus,

Car elle vient, et tue.

Heureux les vaniteux,

 

En noires processions,

A scander leurs promesses,

Eternelles liesses,

Tardives libations;

 

Chantant pour les morts,

En un vain effort,

Pour combler les cieux.

 

Les doigts vers le sol,

Conjurent-t'ils le sort,

L'abîme ou la mort,

A payer l'obole?

 

 

Ils iront fleurir

Tous, les mêmes lauriers.

Le bon, l'usurier,

En terre à pourrir,

 

 

Au son des cantiques,

En noires processions,

Malgré les onctions,

Et les basiliques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 17:29

A chaque pupitre, on voit des ânes,

Faisant les pitres, lorsqu'ils ricanent,

D'abord en coin, du bout des lèvres,

A gorge ouverte, lorsqu'ils se lèvent,

 

Et braient. Un vent de sottises

Volète, idiot, aux paperasses,

Où l'ennui soufflant sa braise,

Incendie les feuilles, qui s'entassent.

 

Dehors, car il y a toujours un dehors,

Aux murs des cachots,

Où, prisonniers dans les fers,

Et gardiens falots,

 

S'échinent, plus que ne dansent.

Pourtant, à cette cadence,

D'un bout de chanson à l'autre,

Qui de l'élève ou du maître,


Au ciel qui compte nos heures

A l'oeil qui désespère?

Et derrière le carreau

En verre tel un goulot,

 

Savons-nous, l'ivraie du grain,

Qui, du cancre ou du saint?

Lorsque tous vont,

Courber le front,

 

Psalmodier ces mêmes mots,

Ressasser, inlassables,

Les juges, les coupables,

Les trop tard et les trop tôt?

 

 

 

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 18:48
A ces choses que l'âge fait briller,
Acres alcools, tristes chansons,
Femmes douces, feuilles mortes, arrière-saisons,

Je bois et,
Me fais le devoir,
De ne pas les croire,
Condamnés.

J'ai pourtant mal, à cet endroit,
A l'ombre de mes pas,
Où ne me répondra,
Qu'un écho, celui de ma voix.

C'est dans ce verre,
C'est à cette heure,
Dans l'eau de ce feu,
Que brûlent, cordes et noeuds.

Je bois à cet espoir,
Car il est bientôt mort,
Et je boierai encore,
Lorsque viendra le noir.

A ces choses que l'âge fait briller,
Pour mieux nous en dépouiller,
Acres alcools, tristes chansons,
Femmes douces, feuilles mortes, arrière-saisons,

Je bois.
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 19:06
Les rues sont tristes,
Où les enfants disparaissent.
Les salles qu'emplissent,
Cris et chants, soudain paraissent,

Fausses. Et la chaise, puisse
T'elle souffrir, s'affaisse.
Nul murmure ne bruisse,
Le silence, s'amasse.

L'innocence, et sa crasse,
Luttent, vagissent, s'effacent.
De ces menaces, surgissent,
Blessures, et semonces.

Les passants aigris, aux restes,
De ceux que l'on regrette,
Lorsque le glas, sonne la peste,
Songent, le vent meurt aux aigrettes.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 19:06
Sur la grève battue s'apaise,
La fracas d'armées absentes,
Sous la mitraille et la pente,
Gît ce mot, il agonise.

Le ciel blafard luit,
Ou non, mais ne dit,
Rien,
Lui.

Rien ne me plait,
Si ce n'est silence,
Lorsque se tait,
Ce bruit immense.

Lorsqu'enfin,
Au son d'absence,
Comme d'un lutrin,
Lissant mes sens,

S'écrase en sol,
Son doux couperet,
Intense coupole,
Entre guillemet...
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 19:21
Je m'asseois en bout de cette table,
Comme à diriger un vaisseau,
Son tablier aussi vénérable,
Que s'il avait connu les flots.

La proue, à la figure telle une horloge,
Affronte un horizon d'ardoise,
Tant, que le gouvernail où j'ai ma loge,
Grince sous la vague monstrueuse;

Louvoit aux parois de mon crâne,
Où d'incessants naufrages,
Et de rugissants tramontanes,
Accomplissent un carnage,

Pour, revenir harassé et,
Paré d'embruns, à l'ancrage,
Songer encore à l'orage,
Lors d'une prochaine traversée.
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Plusieurs cordes...

... A mon arc?

Mon beau-père, paix à son âme,  me disait souvent qu'un touche-à-tout,  n'était bon nulle part, mais mauvais en tout!

Ce bon sens,  un peu terre à terre m'a toujours fait sourire.

Pas forcement pour les raisons auxquelles l'instigateur du proverbe pouvait songer!

Le dilettantisme est une forme d'art que la morale méprise. Et bien, si se consacrer aux arts,  par pur et simple plaisir de la chose est un crime, sachez que je suis un criminel.

Je réflechissais à tout cela, car mon ouvrage informatique, s'il colporte honnêtement mon amour du polar, vous déroutera  peut-être  par ses vélléités poétiques.

Mea culpa mes amis. La faute m'en incombe, et je vais tenter de m'expliquer...

J'en reviens à cette superbe maxime à l'origine de ce texte, et,  j'ai envie de lui assener cette autre pépite du genre: Ne s'attendre à rien, c'est être prêt à tout!

C'est ainsi, avec cette toute orientale tournure d'esprit que j'ai conçu cet espace.
Je laisse aux mots, toute lattitude pour prendre la parole...

J'espère, bien sincèrement que vous apprécierez mon outrecuidance, et que mes errements ne vous lasseront pas! Ou alors, pas tout de suite!

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