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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 14:57

Car l'été, s'il est synonyme de farniente, de détente, de repos et autre cessation d'activité plus ou moins consommée, est aussi pour la librairie une période de creux. Peu de coups de tonnerre ou de nouveautés, bref c'est l'accalmie ou la disette pour les affamés. C'est donc la période idéale pour relire ses classiques ou inspecter les bricoles dont on s'était dit: c'est pour bientôt. Je me suis concentré sur certains de mes vieux compagnons de lecture, vieux, voire canoniques pour certains. Un petit pincement de nostalgie m'a étreint au spectacle de ces couvertures pelées aux illustrations parfois vulgaires, ces reliures fatiguées et ces copyrights antédilluviens. Mais ce fut un plaisir, car ce n'est pas seulement le livre que je redécouvrais, c'est aussi le lecteur que j'étais. J'ai parcouru de nouveau ces paysages imaginaire que j'avais associé aux livres.

 

J'ai appris il y a peu que Straub publiait un nouvel ouvrage. Il sortirait en France en mars. Le titre est pour le moment A dark matter, mais je cite en anglais dans le texte et utilise le conditionnel, car cela demeure provisoire. C'est une heureuse nouvelle pour moi. J'ai donc consacré ces derniers jours à la redécouverte de trois de ses romans: Mystery, La Gorge et Koko afin de célébrer l'évènement. C'est par ailleurs un rituel que j'effectue à intervalle régulier depuis leur parution, pour vous dire, tout cela ne date pas d'hier.

 

J'avais envie d'en faire profiter mes hypothétiques lecteurs, car je pense que cet auteur est assez injustement boudé lorsqu'il n'est pas tout simplement inconnu. Son univers est très personnel. C'est pour moi une marque de créativité et de sensibilité. ll échappe à toute classification avec son mélange de réalisme, de polar, de fantastique et\ou d'épouvante.

 

Il utilise dans ces ouvrages, comme dans l'ensemble de son oeuvre des éléments qui se font écho, une trame narrative, des personnages ou des situations. C'est peut-être une variation, quelque chose de musical, car la musique est ici importante avec souvent le rappel de musiciens et de morceaux.

 

On peut noter l'utilisation des lieux, car la ville qu'elle s'appelle Milburn, Millhaven ou Milwaukee est la même: la géographie comme les souvenirs qui s'y rattachent sont similaires.

 

L'écrivain Underhill que l'on croise régulièrement est à la fois personnage et narrateur. Vétéran du Vietnam, il sombrera dans la drogue, entretiendra quelques relations homosexuelles pour se consacrer ensuite à l'écriture. Il rencontrera d'ailleurs Straub dans un des ouvrages pour collaborer à l'écriture de ses aventures. Ils relateront des évenements à quatre mains que nous retrouveront ailleurs sous une autre forme.  

 

Les meurtres et les meurtriers enfin, car ils sont les éternels moteurs de nos fantasmes les plus obscurs. L'assassin est dans deux des romans, un enfant placé. Sa mère d'origine hispanique est une prostituée retrouvée morte. Les parents adoptifs, des bouchers, sont des fanatiques, ils abuseront de l'enfant qui basculera dans la démence. Il est loin de la figure légendaire du serial killer à l'intelligence prodigieuse et aux desseins diaboliques. C'est la souffrance qui le caractérise avant tout, et l'empathie entre le tueur et celui qui le traque donne de l'humanité au cheminement. En effet Underhill a souffert des mêmes maux, et comprend d'autant mieux celui qu'il poursuit.

 

La figure emblématique du fantôme est essentielle dans les livres de Straub. Ces revenants, bons ou mauvais, qui à la lisière de nos perceptions, s'attachent à nos pas et apparaissent lorsque l'on approche un peu trop près de la lisière entre les differents plans de l'existence. Ils guident ou nuisent aux mortels, mais d'eux tous, il reste quelque chose ici-bas. Tous ces fils se recoupent à intervalle régulier et concourent à donner à l'ensemble une certaine cohésion et une certaine atmosphère. 

 

Straub s'est d'ailleurs fait renversé par une voiture étant enfant et cet incident est relaté de differentes manières par differents personnages. Cela explique peut-être les cercles concentriques qui se croisent tout au long de son oeuvre ou son engouement pour le mystérieux. Une tentative pour comprendre ce qui imprègne son existence entière. 

  

Son style est particulier. Il est dépourvu d'effet de manches ou de rebondissement spectaculaire, et tout en maintenant le lecteur dans un espace où l'irréalité est toujours à deux pas, il ne bascule jamais. Afin de maintenir une certaine tension, ou parce que rien n'est forcément évident? C'est parfois déroutant et peut laisser sur sa faim le lecteur impatient. Pour ma part, je relis régulièrement ses livres.

 

J'ai toujours l'impression d'être à deux doigts de comprendre. De comprendre quoi? Dixit Underhill: ce qui était en jeu ici, c'était la solidité du monde. Peut-être. Rien n'est moins sûr. Ce dont je reste persuadé c'est que Straub gagne à être découvert, ou redécouvert. Alors, Straub qui veut!

 

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 18:42

straub.gif
est un écrivain que je suis depuis un bail. Son style oscille entre plusieurs courants. Il a bossé avec Stephen King sur le Talisman, écrit des histoires de fantômes, un gothique et élégant Ghost Story, du polar, assez particulier, des nouvelles, bien ficellées, et des trucs un poil à part, type pas du fantastique, ou du thriller, mais un je ne sais quoi. Un alliage peu orthodoxe, mais étrangement prenant...
Son perso récurrent, Underhill, écrivain torturé, ancien du Vietnam à la sexualité obscure, hante ces romans, entre revenants et assassins insaississables. Dans un univers dense et fouillé, que l'auteur explore à loisir, étoffant, approfondissant.
Une trame se dessine assez régulièrement. Un enfant abandonné, une mère prostituée et de constants abus sexuels. Une guerre plus loin, un tueur est né. L'écriture a sauvé notre narrateur, mais la mort est un métier qui reste, tristement d'actualité, pour ce détective hors norme. La genèse et l'accomplissement d'une oeuvre mortifère, accroche Underhill derrière un homme qu'il connait bien, car il pourrait être lui.
Tuer n'est plus une exception, mais l'aboutissement d'une succession de souffrances que seul le meurtre apaise.
Le ton est particulier, car la barrière qui sépart notre monde d'un suivant, pou notre écrivain de héros, demeure assez mince. Le surnaturel, comme le quotidien, dans ce qu'il offre de médiocre, de macabre, ou d'extaordinaire, s'entremèlent, et ce cocktail peut dérouter.
Underhill, comme les histoires qu'il traverse, ne font plus parler d'eux, comme ils ont pu le faire dans les années 90.
Mais Staub connait son boulot, et c'est dommage que le public, la critique, ou la fatigue aient éteint le feu.
Straub, sauf erreur de ma part, n'a rien pondu depuis des lustres. C'est dommage. Un erratum me comblerait. 
Je pense avoir tout lu. Même les romans moyens, les écrits de vaches maigres, ou les commandes, les inédits introuvables, les pauses entre chaque parution, puis la cessation d'activité.
Ce soir je m'offre un clin d'oeil. Pour Peter, son oeuvre, et ceux qui s'y intéressent malgré tout!

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 17:32
Cruz.gifUne nouvelle année s'élance. C'est l'heure des bilans. Des bonnes résolutions, des repas trop riches, des découverts plus ou moins autorisés, des soldes, et des chutes de thermomètres.
 C'est pour moi le moment de reprendre un peu d'antenne après un break de quelques semaines. Une rentrée, pas forcément litteraire, mais vouée à la lecture.
Alors, un petit coucou à mon cher vieux Cruz Smith. Qui ne fait pas tant de vagues que ça d'ailleurs, à priori. Et c'est dommage.
Mon pater m'avait fourgué une vieille édition de Parc Gorki entre les pognes, il y a une quinzaine ( d'années ), et j'ai fidèlement suivi les publications de mon Martin au cours de la décade suivante. Avec plaisir, respect et tutti quanti.
 Mettant en scène le flic soviet Renko, ses bouquins ont pour cadre le système communiste de l'Urss, puis de l'ex Urss.
 Comme disait Bob, les temps changent.
 De Moscou à Cuba, en passant par un navire-usine, ou les caves du Kremlin, venez découvrir les joies de la slavitude!
 Des intrigues solides, un flic attachant, des agents du KGB ou de la CIA; du crime et de la guerre bien froide, tout cela reste suffisament classique pour ne perdre personne, et suffisament moderne pour ne pas sombrer dans le convenu: LA critique/ dénonciation d'un nid de méchants russkofs, avides de dominer le monde libre des USA.
L'appréciation politique, la dictature, ou les jeux de pouvoirs donnent du corps à l'ensemble sans s'enliser. 
Alors un coup de chapeau discret d'un petit blogueur sans prétention.
 Arkadi Renko mène l'enquète, de Parc Gorki, à Red square, en passant par Havana Bay, L'étoile polaire ou Le spectre de Staline.
 Pour les confirmés, un petite incursion dans l'épouvante avec un Vol noir, où de vilaines chauves-souris répondent à l'appel d'un sorcier indien...!
Et un Tokyo Station ( que je viens de dénicher dans une brocante pour une misère et que je n'ai pas encore entamé). Seconde guerre mondiale et faux-semblants d'un agent double, naviguant entre japonais et américains...
Alors, voilà, un billet d'encouragement pour Martin Cruz Smith, et mes meilleurs voeux aux lecteurs de bonne volonté!
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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 13:30
Victor Carl est un avocat minable avec des costumes élimés, un bureau exigu et des clients pas vraiment catholiques.

Victor est un vendu. Il joue les commis pour Dante le vieux parrain. Il croise quelques femmes fatales, et fantasme. Il mettrait son âme au clou pour la fortune, mais peine à honorer ses factures. 

 Il méprise son père et ignore sa mère... Il n'est sauvé du cynisme que par son associée et conscience Beth. Et ce réjouissant portrait de loser serait caricatural, si Victor n'était pas aussi homme de certains principes.

Qu'ils se déclinent dans des nuances de gris plus ou moins sombres plutôt que dans un virginal héroïsme, ne font que rajouter à l'intérêt de notre homme de loi.

 Ses aventures plus ou moins rocambolesques donnent une touche d'humour juif à l'ensemble, c'est particulier, mais original. Les personnages secondaires, le mafieux, le détective privé, ou l'associée que l'on retrouve de livre en livre, sont bien campés. 

 Victor se débat régulièrement entre une ambition démesurée de raté revanchard et le refus de se plier à d' horribles compromis, pourtant nécessaire à son ascension. Dans un monde nauséabond de grosses fortunes, ou de criminels prêts à tout, le prix à payer est souvent trop lourd...

 Ces cas de conscience le rendent sympathique, plus proche d'un lecteur qui pourrait très bien osciller lui même entre ces extrèmités...

William Lashner publie régulièrement. Aux éditions du Rocher, puis chez Folio. Sa lecture est un plaisir. Je me permets donc, de citer à comparaitre cet auteur au tribunal des nouveaux lecteurs...

De Veritas à  Dette de sang, ou Rage de dents et Vice de forme, je pense que la chronologie n'est pas réellement un obstacle, et que chacune des enquêtes de Carl peut se lire indépendament.

 Voilà, pour mon jugement. A vous de jouer les avocats du diable maintenant!
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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 18:47

...Car chez Belfond noir, revient John Sandford avec un nouveau Davenport: La proie cachée.
Son flic balafré et cavaleur, réputé fin stratège et amoral  chasseur de criminels, parviendra t'il à nous faire oublier mariage, paternité et cinquantaine dans cette nouvelle aventure?

Hamlet vous dirait que telle est la question, mais je ne suis pas prince, et nous ne sommes pas au Danemark. Je vous dirai donc, que pour les forts en thème, la série de Sandford se décline sur plus d'une dizaine de polars dont deux raretés, que la rupture de stock a fauché il y a quinze ans déjà...

Souvenons-nous mes frères du Jeu du chien-loup, et d'Une proie en hiver.
Parus chez Belfond au milieu des années 90, on les avait payé en francs, et ils valaient moins de cent balles... Pour les nostalgiques, la pause larme, c'est maintenant.

Pour en fenir au fait, s'il y en a un , une anecdote...
Pour dégotter ces oiseaux rares, à mes débuts sur le net,( l'été dernier),  je furetais sur les sites de recherche de livres d'occasion. Etiquettes et appellations variaient, mais le but semblait être de subvenir à tous les besoins du collectionneur.

Les frontispices de ces sites clamaient leur amour du livre,  et des libraires en ligne n'attendaient que ma venue se débarasser à prix coûtant de leur trop-plein de raretés!
Je dénichai avec célérité mes deux polars sur un site dont je tairai le nom et dont le libraire restera anonyme. Pour la modique somme de 120 euros, frais de port compris, tout de même, on  s'engageait à me livrer rapidement.

Après vérification,( j'emailai le gracieux professionnel), j'eu la triste confirmation que cela n'était pas une erreur d'écriture. On me fît même la grâce d'un docte rappel. Le voici:  un ouvrage, ne peut QUE prendre de la valeur... 
Je pris donc... Congé!

 Je me connectai alors, sur un site d'amateurs frustres et pas du tout professionnels, et me procurai les deux bouquins pour moins de 30 euros (le tout). La morale de l'histoire, c'est que l'on peut être passionné sans être aveugle. Et si je suis un grand amateur de Sandford, j'ai tous ces polars, je ne m'avancerai pas à vous  clamer qu'il est le plus grand, le plus beau et le plus merveilleux écrivain de ce siècle.

 Non, c'est une voix, parmi d'autres, et si j'apprecie tant sa compagnie, c'est que son héros n'est pas un parangon de vertu, ses personnages secondaires sont fouillés et ses intrigues bien menées. Lorsque des flics se gourrent, des gens meurent, et les situations banales, le demeurent. Le oups, on s'est gourré, ou les jours de rien, sont évoqués précisement. Dans ce décor des cités jumelles de Saint-Paul et Minneapolis riche et bien campé , s'affrontent aussi politique et télévision. C'est le show à l'américaine, mais c'est cynique et plutôt réussi. 

Alors, tentez donc un Sandford, ils sont (presque) tous disponibles en Pocket, et presque tous agréables à lire!

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 17:40

...Dites Alleluia! Le king n'est pas mort, il est privé à L.A!  Toujours  en chemise à fleurs, il pratique le  mauvais calambour et le Tae-kwan-do.

Avec un Smith et Wesson, et un associé psychopathe, Elvis Cole est un incontournable de la profession.

Son papa, Robert Crais en est tout  fier,  le fiston,  s'il est balafré plus souvent qu'à son tour,  ne prend guère de rides.

Une quinzaine d'années après ses débuts, Cole, Pike( l'associé), et le chat( dont ils s'occupent), reviennent pour un nouvel opus sorti  chez Belfont: A l'ombre du mal.
Je ne serai pas honnète, si je vous disais que c'est le meilleur bouquin du moment, ou de la série. C'est un bon travail d'artisan,  appliqué et solide, mais sans surprise ni  particularité.

C'est dit.

Maintenant que cette corvée est abattue, je peux vous le dire en toute sincèrité, le reste de la série vaut le coup d'oeil!

Tous les ingrédients requis pour une recette efficace sont là.
Deux héros attachants, de l'humour et de l'action, de la noirceur et de l'émotion.

C'est américain. Dans tous les sens du terme, fusillades et assassins courrent les rues! Mais, c'est aussi,  ironique et léger,  comme une chanson pop dont la mélodie, malgré ce que la critique lui reproche, nous trotte souvent dans la tête, car son  refrain nous emballe.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ne soyez pas timide et rejoignez la chorale!
Tous les volets de la série sont disponibles en format de poche, votre ministère des finances ne vous en voudra pas!

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 13:44
Maj Sjowall et Per Wahloo journalistes suedois de leur état,  en 1965, avaient l'ambition d'écrire un pamphlet sociétaire dont les differents chapitres s'attacheraient à explorer les  pentes criminelles les plus marquantes de leur temps...

De cette louable entreprise, les maisons d'édition et les lecteurs chevronnés n'en retinrent que dix courts romans policiers.

Martin Beck et son équipe, à l'instar de celle du 87ème district de Mac Bain mènent l'enquête, et sur une période de dix ans en mèneront dix.

La collection Rivages/ Noir, ressort  l'intégrale de la série. Chaque volume est préfacé par un nom du genre, Mac Dermid, French, Colin Dexter et d'autres...

A son propos, Connelly écrit: l'une des séries de romans de procédure policière les plus authentiques, les plus captivantes et les plus fondamentales jamais écrite.

Ces impressionantes  recommandations ne mentent pas, et s'il était encore besoin après ces éloges,  de faire la preuve des extraordinaires qualités de ces volumes,  je dirai, en toute modestie,  après ce panégyrique magistral, que malgré le passage des ans et des modes, Beck et ses homme n'ont rien perdu.

Et c'est plus qu'une gageure, une quarantaine d'années après sa sortie de passionner un lecteur averti!

 Sans jamais sombrer dans le désuet, l'anachronisme de certains points de procédure et des moeurs de l'époque donne à l'ensemble une rafraîchissante tonalité,  et offre un efficace contrepoint au propos,  somme toute,  plutôt sombre.

 On évoque souvent le déclin d'une société idéalisée lorsque la critique aborde le policier nordique, mais quelle société décline à l'aube de son essor?
Dès 1965,  à la parution de Roseanna,  au  premier volet des aventures de Martin Beck, jusqu'en 1975 lorsque s'achève la saga,  la société suèdoise dans laquelle évoluent tous les personnages, n'a  rien d'une utopie sociale.

Mais l'a- t'elle jamais été? N'est-ce pas plutôt un mythe dont nous nous sommes épris, et dont l'inéxorable déclin,  que le polar dévoile,  nous fascine encore, en dépit des années?
Un conte que la réalité déchire chaque jour un petit peu plus entre les pages toujours noires de ces romans...

Si vous voulez creuser la question, Rivages/Noir outre Roseanna, vous propose les titres suivants, et dans cet ordre, L'homme qui partit en fumée, L'homme au balcon, le policier qui rit, Meurtre au Savoy, et La voiture de pompier qui disparait.

Ces ouvrages, sont des classiques du genre, dignes de figurer au panthéon du polar. A découvrir, ou redécouvrir,  et sans aucune modération!

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7 novembre 2009 6 07 /11 /novembre /2009 15:21
Onze jours, - 30°c, Code 10, 5 Octobre 23h33, ou 4 jours avant Noël, faites votre choix, tous les opus du shérif Houseman sont un régal.
Pour les amateurs de procedural, Harstad a plus de vingt ans de maison dans l'Iowa, la mécanique de chaque enquête est clairement maitrisée et démontée. Pour les curieux d'une Amérique du complot, des milices d'extrême droite, de la misère rurale, ou plus basiquement pour les accros du crime, Harstad est une pointure.
Houseman pourtant, avec son quintal et son régime, ses lunettes de lecture et l'élocution un peu empruntée du paysan de l'Iowa n'inspireront aucun fantasme. Le propos est plutôt de vous embarquer sur le siège passager d'une patrouille de police, de vous faire passer les vitesses, puis mettre le gyrophare,  signaler votre position au dispatcher en code 10, pour que les communications ne soient pas interceptées, et pas à pas, vous faire prendre conscience que le quotidien des hommes en bleu, est autrement plus pénible et moins glamour qu'à Hollywood. Il est aussi bougrement plus intéressant, et non dénué de ce qui donne au cinéma cet attrait, car si le réalisme est indéniable tout est bien évidemment romancé.
Que dire d'autre, si ce n'est que je suis 10-24 et que je vous invite au 10-25 chez votre libraire?
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Plusieurs cordes...

... A mon arc?

Mon beau-père, paix à son âme,  me disait souvent qu'un touche-à-tout,  n'était bon nulle part, mais mauvais en tout!

Ce bon sens,  un peu terre à terre m'a toujours fait sourire.

Pas forcement pour les raisons auxquelles l'instigateur du proverbe pouvait songer!

Le dilettantisme est une forme d'art que la morale méprise. Et bien, si se consacrer aux arts,  par pur et simple plaisir de la chose est un crime, sachez que je suis un criminel.

Je réflechissais à tout cela, car mon ouvrage informatique, s'il colporte honnêtement mon amour du polar, vous déroutera  peut-être  par ses vélléités poétiques.

Mea culpa mes amis. La faute m'en incombe, et je vais tenter de m'expliquer...

J'en reviens à cette superbe maxime à l'origine de ce texte, et,  j'ai envie de lui assener cette autre pépite du genre: Ne s'attendre à rien, c'est être prêt à tout!

C'est ainsi, avec cette toute orientale tournure d'esprit que j'ai conçu cet espace.
Je laisse aux mots, toute lattitude pour prendre la parole...

J'espère, bien sincèrement que vous apprécierez mon outrecuidance, et que mes errements ne vous lasseront pas! Ou alors, pas tout de suite!

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