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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 14:50
blitz.gifMalgré toutes mes précautions, lecture au compte-goutte, et discipline de fer, la quatrième manche des R&B s'achève.
 S'il n'est de bonne compagnie qui ne se quitte, il est des compagnies que l'on regrette plus que d'autres.
 Brant, Roberts et Falls tiennent leurs promesses, encore une fois. Plus d'épaisseur dans leurs relations, nos héros sont de plus en plus surprenants...
 Pour le reste, un tueur fou, un marteau, j'en passe et des meilleurs. Une seule chose à faire, se procurer Vixen, leur dernier opus à ce jour.
Parlons peu, parlons bien. Comme le disent les ricains: minimum effort, maximum gain.
 Si ce n'était pas un minable slogan capitaliste, ces mots graveraient dans le marbre l'essence même de ces bouquins.
 Droit au but, et sans les mains, pour les athlètes du roman noir : Go!
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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 14:12
J'avaissomoza bien accroché la paire de Somoza que j'avais lu. La théorie des cordes et La dame n°13.
Diddy, partageant cet engouement, m'envoit La caverne des idées. Un polar, prix Dagger et tout et tout...
Mais pas catholique le bestiau. Des grecs se tournent autour. On croise Platon et autres pointures du bled. Des crimes, certe, mais l'enquête revêt l'étrange apparence d'un débat métaphysique.
 Jusqu'à la première mise en abîme. Et là, comme dirait l'autre, c'est le drame.Un traducteur s'enlise, et le manuscrit s'enrichit d'annotations... Sa vie et l'oeuvre qu'il étudie ont de troublantes similitudes...
L'histoire dans l'histoire, quoi . Mais une chose en entrainant une autre...
C'est particulier. Voire original. Mais accrocheur, suffisament pour que je le termine.
Après avoir retourné le tout dans mon bocal à neurones, je vote pour Somoza. Et pour le lecteur qui décide de sauter le pas, un petit avertissment.
 Quelques maladresses émaillent le roman. Style, et formules, semblent parfois naïfs, ou à l'inverse, un peu alambiqués.
Ne vous en formalisez pas. Les apparences sont trompeuses.
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 18:43
... car DortmDortmunder.gifunder et sa bande, sombraient dans l'oubli et l'humidité, entre deux livres de recettes de Maïté, et trois Harlequins défraîchis.
Le décor? Une grotte infâme, un taudis suintant le désespoir. Et avec ça, froide comme le pôle en hiver. Une brocante désertée, et pour tout dire, à Perpète-les-oies, du côté de Ploucville et No man's land, entre chiens et loups...
 Et ces livres! Comme jetés au purgatoire de l'écrit par ceux-là même qui les avaient arrachés au douillet confort de la librairie! 
Enfin, je m'enflamme. Mais l'éco-lecteur que je suis ne peut que constater l'ampleur du désastre! Des tonnes d'ouvrages sont abandonnées chaque année, parquées, puis oubliées.
 Mais que cela ne vous prive pas de savourer l'instant privilégié, où l'oeil accroche un titre bien juteux, ouvre le spécimen, et constate: LA bonne affaire...
Enfin, coupons court, et fi de ces salamalecs.
 Dégâts des eaux de Westlake, j'avoue candide, mon premier Westlake, est un régal de drôlerie.
 Cette brochette de rois de la cambriole et leurs démélés, avec la morale, la logistique, et la plongée, nous offre un grand moment d'humour et d'écriture.
 Car monsieur Westlake est un pro. Du travail à l'ancienne, solide, et éprouvé par une pratique répétée et chevronnée de toute une vie.
 Je dis bravo. Simplement, mais avec un peu de fioritures autour, car c'est mon genre.
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 17:32
Cruz.gifUne nouvelle année s'élance. C'est l'heure des bilans. Des bonnes résolutions, des repas trop riches, des découverts plus ou moins autorisés, des soldes, et des chutes de thermomètres.
 C'est pour moi le moment de reprendre un peu d'antenne après un break de quelques semaines. Une rentrée, pas forcément litteraire, mais vouée à la lecture.
Alors, un petit coucou à mon cher vieux Cruz Smith. Qui ne fait pas tant de vagues que ça d'ailleurs, à priori. Et c'est dommage.
Mon pater m'avait fourgué une vieille édition de Parc Gorki entre les pognes, il y a une quinzaine ( d'années ), et j'ai fidèlement suivi les publications de mon Martin au cours de la décade suivante. Avec plaisir, respect et tutti quanti.
 Mettant en scène le flic soviet Renko, ses bouquins ont pour cadre le système communiste de l'Urss, puis de l'ex Urss.
 Comme disait Bob, les temps changent.
 De Moscou à Cuba, en passant par un navire-usine, ou les caves du Kremlin, venez découvrir les joies de la slavitude!
 Des intrigues solides, un flic attachant, des agents du KGB ou de la CIA; du crime et de la guerre bien froide, tout cela reste suffisament classique pour ne perdre personne, et suffisament moderne pour ne pas sombrer dans le convenu: LA critique/ dénonciation d'un nid de méchants russkofs, avides de dominer le monde libre des USA.
L'appréciation politique, la dictature, ou les jeux de pouvoirs donnent du corps à l'ensemble sans s'enliser. 
Alors un coup de chapeau discret d'un petit blogueur sans prétention.
 Arkadi Renko mène l'enquète, de Parc Gorki, à Red square, en passant par Havana Bay, L'étoile polaire ou Le spectre de Staline.
 Pour les confirmés, un petite incursion dans l'épouvante avec un Vol noir, où de vilaines chauves-souris répondent à l'appel d'un sorcier indien...!
Et un Tokyo Station ( que je viens de dénicher dans une brocante pour une misère et que je n'ai pas encore entamé). Seconde guerre mondiale et faux-semblants d'un agent double, naviguant entre japonais et américains...
Alors, voilà, un billet d'encouragement pour Martin Cruz Smith, et mes meilleurs voeux aux lecteurs de bonne volonté!
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 18:07

mac cabeRoberts, Brant, Falls et toute la compagnie sont de retour! Ils sont vachards, tordus et pourris.

Bref tout ce que j'aime,  et j'en redemande! Les Mac Cabées, le troisième tome de la série de Bruen m'offre la bonne résolution de l'année sur un plateau: acheter l'intégrale. Je commande Blitz à l'instant!

C'est délirant, souvent de mauvais goût, nos héros sont plus déjantés que jamais, et la morale ou l'intrigue ne sont que des accessoires superflus. Le pire, c'est que cela fonctionne.

 L'écriture est percutante, les chapitres brefs. On avale donc la potion cul-sec. Comme souvent, l'auteur nous livre quelques perles, litteraires, musicales ou cinématographiques. C'est net et sans bavure. C'est minimaliste, et c'est du grand art. La progression est géométrique, c'est bon, c'est bien, c'est encore meilleur, je deviens accro.

Mon seul regret c'est que la fin viendra trop vite...

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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 13:37
tooleC'est le clin d'oeil du samedi. Au titre éponyme. Toole son jeune auteur s'est fait sauter le caisson, trentenaire maudit, hanté par la médiocrité.

 Une tragédie, puis une légende. Ce bouquin écrit dans les sixties, ne trouvera preneur que des années plus tard, grâce aux efforts acharnés de maman Toole.

 Elle ratissera des lustres, de démarches en supplications, jusqu'au bingo! Un éditeur moins branque que la moyenne, qui percute, se dit c'est monstrueux, et lance une machine qui tourne encore comme un coucou suisse.

 Ca n'a rien d'un polar, mais c'est samedi et puis, Noël, paix aux hommes de bonne volonté et cetera..., alors, je fais relâche.

Je plaisante, bien entendu. Ca me taraudait d'en parler, comme le ver un vieux meuble. Mais je me disais, au milieu de nulle part, comme ça.

 Et puis merde, la prudence aux orties et le clavier au vent, muses, me voilà...


Ignatius Reilly est une adresse incontournable. Pour les fêtes, pour la découverte, pour le fun.

Mais prenez garde! Vous qui allez ouvrir ce livre, abandonnez tout espoir de croiser autre chose que des crétins dans ce bouquin! Le tour de force de l'oeuvre, nonobstant sa charge comique impeccable, est de ne pas lasser le lecteur de ce grotesque.

Un pari quasi impossible que Toole gagne haut la main. La faune interlope de sa Nouvelle-Orleans nous happe. Homos en parade, flics en maraude, escrocs, patrons dégénérés, prolos incultes et tenancières de sex-shops, blacks arrivistes et descendants d'irishs, bigots et pochtrons, se croisent, se font, et se défont, sans un temps mort.

Un ballet rythmé par le pas d'un anti-héros incroyable, fou mystique en croisade hallucinée contre tout ce que le monde moderne peut nous proposer.

 C'est du décalé, ou du décapant, et dans le genre, c'est un must. Un paquet d'heures de vol au compteur mais la bête rugit toujours. Alors, joyeux Noël, Hanouka, ou autres, et venez nombreux!
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 19:26

R&B

A propos de la préface Michael Connelly écrivait: il faut, pour ne pas gâcher le plaisir du lecteur, rester dans le flou.

Je m'efforce toujours d'en faire autant lors de mes modestes efforts litteraires. Alors que dire du Mutant apprivoisé, le deuxième tome des aventures de Roberts et Brant?

 Que si le premier déménage, le second casse la baraque? Que je réserve le troisième opus sans réserve? Vérole! Comme dirait Brant, après tout, si je tourne autour du pot, c'est seulement pour que vous vous repreniez du thé...

Ce bouquin  est monté sur le même genre de chassis que le Gros coup. Chapitres brefs, dialogues enlevés, situations extrèmes, et gags à gogo.

C'est plus abouti encore, car Bruen a bien posé ses bases dans le précédent. Alors, pour les mordus de ce 87ème district déjanté, pas d'hésitation à avoir, on retrouvera avec plaisir les tribulations de ces bobbies de choc...

Pour ma part, je n'ai qu'une hâte, avoir entre les pognes le number three, comme un gamin sous le sapin!


Attention tout de même, le politiquement correct n'a pas cours ici, âmes sensibles s'abstenir, les autres ont ma bénédiction!
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 15:34
A ces ailes,
Voleront ceux,
Qui d'un oiseau,
Font le ciel,

D'une pierre, une route.
De l'or aux orbites,
A voir ce qu'écoutent,
Ces voix qu'ils invitent.

Le coeur des mots
Au bord des lèvres,
Donne à ma fièvre
La faim de ces maux.

Des lignes,
Au fil de l'eau,
Par mots et vaux,
S'éloignent...

Suivre un instant,
Rien qu'un instinct,
Ce qui précède,
Ce qui possède.

L'étreinte en creux,
D'écrire un temps,
Ce qui suit étant,
Ce que je veux.

Car derrière l'histoire,
Une dernière histoire,
Nous irons toujours,
Assoiffés de boire.

Le dernier des mots,
Dit, et dit encore,
Malgré la poussière,
Aura un écho.

La sueur des mots,
Malgré la fièvre,
Posant ses lèvres,
Au ceur du mien,

Me fait un signe.
Le fil des lames,
Prendra les armes,
Et à la ligne,


Pour suivre un temps,
Rien qu'un instant,
Ceux qui  s'obsèdent,
D'être obsèdants.

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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 10:44

Je fouinais vaguement chez mon libraire, par réflexe, j'étais désoeuvré. La chasse était maigre, peu de nouveautés en vue, à cette époque.

 Et puis, d'entre les piles de volumes, un Joyeux Noël m'accroche l'oeil. L'aube noire me propose le premier volet des enquêtes du célèbre anglais, Frost. Une icône de l'autre côté du tunnel, avec une série télé à son nom, et tout et tout... 

N'ayant jamais eu l'honneur d'en voir plus de quelques minutes, entre deux coups de zap, mon souvenir se résume à un vieux bonhomme à l'air miteux, d'un plan séquence peu ragoûtant sur sa fausse calvitie bordée d'une moumoute ahurissante et d'un échange mal doublé entre figurants mal à l'aise. So british...

Et puis, le tout puissant pourquoi pas? s'empare brutalement de mon esprit fébrile. Lorsque les vaches sont maigres, la pêche nous attire soudain...


J'attendais un coup de kitsch, un peu de ringard. Mais ce Joyeux noël Frost, outre qu'il n'est ni joyeux ni ridicule, m'apporta un polar comme je les aime. Sombre et drôle, tordu et bien ficelé à la fois.

Frost est un personnage haut en couleur. Mal fagoté, crasseux et irrespectueux en diable, il traine son incompétence de pages en pages. Avec une femme morte du cancer, et deux balles dans le cuir, sa gouaille et sa clope nous précèdent sur les lieux du crime.

Ecrit au début des années quatre-vingt par R.D Wingfield, le premier roman a un côté vieillot qui peut rebuter. Preuve en est, la dernière fois que je l'ai fourgué, on me l'a rendu fissa sans l'avoir vraiment entamé.

Frost lui même n'est pas un héros auquel on peut s'identifier facilement. Il est laid, vieux, caustique voire cynique, et n'a pas une très haute opinion de ses talents de limier. Son adjoint le méprise et sa hiérarchie le déteste. Ses affaires sont à l'avenant, disparition d'enfant, pédophilie, ou ces ossements anonymes sortis de terre.


Alors, pourquoi me suis-je attaché à ce vieux Frost? Peut-être par pur mauvais esprit, ou bien parce que le bouquin se lit bien, et qu'on en redemande, passé la phase d'acclimatation.

J'ai topé le second, Un soupçon de Frost, à mon sens un poil meilleur que le précédent, j'attends le troisième, et qui sait, il sera peut-être encore au dessus!

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 18:02
... Que Le gros coup de Bruen ça déménage! Sans rire, on dirait le vieux jingle pour ovomaltine, (et c'est aussi de la dynamite)! 

Il est six heures, à la demie, beau-papa m'attend de pieds fermes pour célébrer l'extinction de mes trente deux bougies... 

Avec un peu de retard, le jour J, impondérables et aléas m'avaient kidnappé... J'avais donc fait un peu de plomberie, curé mes lavabos, reçu des mails à gogo, papa s'était fendu d'un texto, et je m'étais commandé ce bouquin, made in Bruen.

 Je le pose à l'instant. Tout chaud dans mes neurones, ça grésille encore. Un ami vient de m'offrir une bonne bouteille de whisky, je limite l'incendie comme je peux...

Comment vous dire.. Avis à tous ceux qui aiment, le politiquement pas correct, le crade et la baston, la crasse, la sueur et ... Le gras!  Bienvenue chez les bobbies, version ecstas et ripoux. Les dialogues fusent, sur des pages brèves, comme crachées par une Thompson.

 Sans pour autant se vautrer, dans le n'importe quoi, ou pire... Car la mise en place des persos ou l'alternance des points de vues sont bien huilés. En bonus, l'humanité qui filtre derrière le foutraque nous rappelle à l'ordre! C'est réjouissant, c'est ludique, c'est étonnant, mais c'est aussi costaud et sans concession. Ca nous rappellerait presque la réalité finalement...

Et ouais, des flics qui bouffent de la merde, ça laisse des traces, et pas des plus propres...Un chien brulé du nom de Meyer et quelques titres de Mc Bain plus tard, on ramasse les corps et on parle de cricket, ou de cul, c'est un putain de gros coup!

Mon premier réflexe a donc été de réserver le second, Le mutant apprivoisé, alors je vous dis, a plus dans le bus, pour des nouvelles du front!
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Plusieurs cordes...

... A mon arc?

Mon beau-père, paix à son âme,  me disait souvent qu'un touche-à-tout,  n'était bon nulle part, mais mauvais en tout!

Ce bon sens,  un peu terre à terre m'a toujours fait sourire.

Pas forcement pour les raisons auxquelles l'instigateur du proverbe pouvait songer!

Le dilettantisme est une forme d'art que la morale méprise. Et bien, si se consacrer aux arts,  par pur et simple plaisir de la chose est un crime, sachez que je suis un criminel.

Je réflechissais à tout cela, car mon ouvrage informatique, s'il colporte honnêtement mon amour du polar, vous déroutera  peut-être  par ses vélléités poétiques.

Mea culpa mes amis. La faute m'en incombe, et je vais tenter de m'expliquer...

J'en reviens à cette superbe maxime à l'origine de ce texte, et,  j'ai envie de lui assener cette autre pépite du genre: Ne s'attendre à rien, c'est être prêt à tout!

C'est ainsi, avec cette toute orientale tournure d'esprit que j'ai conçu cet espace.
Je laisse aux mots, toute lattitude pour prendre la parole...

J'espère, bien sincèrement que vous apprécierez mon outrecuidance, et que mes errements ne vous lasseront pas! Ou alors, pas tout de suite!

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