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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 13:30
Victor Carl est un avocat minable avec des costumes élimés, un bureau exigu et des clients pas vraiment catholiques.

Victor est un vendu. Il joue les commis pour Dante le vieux parrain. Il croise quelques femmes fatales, et fantasme. Il mettrait son âme au clou pour la fortune, mais peine à honorer ses factures. 

 Il méprise son père et ignore sa mère... Il n'est sauvé du cynisme que par son associée et conscience Beth. Et ce réjouissant portrait de loser serait caricatural, si Victor n'était pas aussi homme de certains principes.

Qu'ils se déclinent dans des nuances de gris plus ou moins sombres plutôt que dans un virginal héroïsme, ne font que rajouter à l'intérêt de notre homme de loi.

 Ses aventures plus ou moins rocambolesques donnent une touche d'humour juif à l'ensemble, c'est particulier, mais original. Les personnages secondaires, le mafieux, le détective privé, ou l'associée que l'on retrouve de livre en livre, sont bien campés. 

 Victor se débat régulièrement entre une ambition démesurée de raté revanchard et le refus de se plier à d' horribles compromis, pourtant nécessaire à son ascension. Dans un monde nauséabond de grosses fortunes, ou de criminels prêts à tout, le prix à payer est souvent trop lourd...

 Ces cas de conscience le rendent sympathique, plus proche d'un lecteur qui pourrait très bien osciller lui même entre ces extrèmités...

William Lashner publie régulièrement. Aux éditions du Rocher, puis chez Folio. Sa lecture est un plaisir. Je me permets donc, de citer à comparaitre cet auteur au tribunal des nouveaux lecteurs...

De Veritas à  Dette de sang, ou Rage de dents et Vice de forme, je pense que la chronologie n'est pas réellement un obstacle, et que chacune des enquêtes de Carl peut se lire indépendament.

 Voilà, pour mon jugement. A vous de jouer les avocats du diable maintenant!
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 18:40
 Sjöwall et Wahlöö reviennent avec une nouvelle paire d'enquêtes chez Rivages/noir.

L'abominable homme de Säffle, sous le maillot numéro sept, et La chambre close, jouant numéro huit.

Je viens de reposer le premier. On dit que son chiffre porte bonheur. Je n'en sais fichtre rien, mais en l'occurence, mes deux suèdois aux patronymes à coucher dehors, si vous me passez l'expression, ne m'ont jamais déçu... Sans mentir.


En dix ans et dix livres, de 65 à 75, ils ont pondu un truc monstrueux. Pour tout un tas de raisons.

Une écriture, efficace et épurée.  Des intrigues prenantes, des dialogues caustiques, un réalisme jamais pris en faute...

Rien que le témoignage incroyable de ces années vaut le détour. Que dire de la charge sociale et politique, ou de cet engagement des auteurs à une époque ou la gauche n'évoquait que gauchisme aux masses? 

L'énumération est lassante, répétition d'éloges sans argumentaire... Mais que voulez-vous? 

Avec si peu, en dire autant? Dans un polar que l'on peut lire comme un bon policier, et rien de plus? 

La portée de ses bouquins est énorme, aujourd'hui, comme hier! Je ne pourrai pas faire le tour de ces romans, même si j'y passais la page entière...

Celui çi, nous parle du pouvoir et de ceux qu'il corrompt. De brutalité, d'un état de droit, de responsabilité. Il pose la classique question des gardiens et de leurs gardiens, avec style et concision, l'air de ne pas y toucher. C'est spectaculaire et poignant.

Qui endossera la faute? Et quelle justice rendre lorsque la justice a pêché? La chute abrupte de ce roman m' a laissé sur le cul.

C'est grossier de ma part, mais suffisament évocateur de mon état d'esprit. J'aurai pu écrire un, sans voix, et demeurer consensuel. Mais voilà, j'ai voulu donner du clairon, et marquer les esprits...

Je n'engage que mon mot, mais pour parler peu, je pense que simplement ça vaut le coup. Foncez, si vous n'accrochez pas, j'assumerai, m'excuserai platement et vous dirai que vous êtes passés à côté d'un  classique, ou d'une oeuvre unique, selon mon humeur...
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 18:56
... J'ai fini le dernier Harstad du même nom. Mon avis est partagé. Des scènes un peu, (trop) légères émaillent le roman.

 Il se lit plutôt comme un intermède, entre des bouquins dont le traitement est plus sombre. Ce côté un peu théatral, n'est pas désagréable en soi, mais...

Houseman, catapulté à Londres en tant qu'observateur sans réel pouvoir décisionnaire, joue les touristes une bonne partie du temps.

Des clins d'oeil assez réussis parsèment le récit, de scooby-doo à Chapeau melon et bottes de cuir. Mais est-ce assez pour franchir une centaine de pages?

 Parfois, le temps est long, à Londres... Pourtant, le rapt qui ouvre le bal m'avait bien inspiré... Qui plus est, Harstad maitrise son sujet. Il nous offre quelques belles perles de sagesse.

Il nous fait suivre le périple de l'information, d'un moyen-orient dévasté, jusqu'aux capitales de l'occident. Il évoque le décalage entre ce chef de guerre fin statège, et ses recrues  maladroites, ou entre ces messages convoyés à dos de chameau, camionette, puis cargo, et leurs destinataires plusieurs milliers de kilomètres plus tard...

Les motifs politiques ou religieux que l'on discerne derrière les attentat, les dernières scènes bien décapantes, ou des situations, malgré tout, désopilantes, tout cela, est sans conteste, du très bel ouvrage... Bref,

 ce Harstad a du bon. Mais, malheureusement, pas que! Il oscille trop longtemps entre ballade comique et réalisme glacial. Le petit mot de la fin, genre petite morale pour conclure, est un poil faiblard. Alors, je le dis, et je pèse mes mots: je ne conseillerai pas ce bouquin à qui veut découvrir l'auteur. 

 Et puis, cet opus est un cas à part dans la série des Houseman. D'habitude, le ton est sec, à la limite du télégraphique et l'humour, toujours présent chez les flics, est distillé. C'est sans fioriture, mais uniforme, ce qui, participe à son charme.

 On dirait ici, qu'une excursion à Londres pour notre héros emballait l'auteur. Mais que, sur la durée, il ne savait plus vraiment sur quel pied danser.

 Alors, un polar qui n'est pas aussi marquant que les autres, mais qui procure de bonnes sensations tout de même. On peut retenir de très bonnes scènes. Dures, sans concession, et complètement plausibles, dans la mesure ou la bêtise est universelle, chez les kamikazes comme ailleurs.

 Nos apprentis terroristes, s'ils n'étaient pas aussi dangereux...


Pour faire connaissance avec Houseman, que les débutants se rassurent, toute la série est maintenant diponible en poche. Alors, bonne lecture et sayonara!
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 18:08

Au bout des mains,
Les doigts en poing,
Un insecte pris,
A l'ambre d'un cri.

Furieuse créature
Saignant mes paumes,
Au chant des psaumes,
Que le vent torture,

Je prend à ton aune,
De manger à ta faim,
Pour prendre ton trône,
Et, voler enfin.

L'espoir, comme un cri,
Espère ce maudit,
Dans ma gorge, et dans,
Le rouge de mon sang,

Il creuse et me ronge,
D'envies et de songes,
D'encore et malgré,
D'un sort et d'un gré,

Mais après chaque si,
Les prières finies,
L'insecte épuisé,
Cesse de me piquer.

Au bout des mains,
Les doigts en poing,
J'attendrai un jour,
Que vienne mon tour.

 

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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 15:36
... Il y a Lee Child. Son héros Reacher est un monument, à côté duquel on ne peut passer sans un Ha! admiratif. Car il est implacable, laconique, efficace, et séducteur, aussi dangereux qu'ingénieux, bref, une machine de guerre comme on les aime!


Après la chute du mur, la fin de la guerre froide et la perte de ses crédits, l'armée americaine retourne à la vie civile, un de ses enquêteurs les plus chevronnés.

 Précisons:
un flic militaire, doit être coriace, il chasse des hommes entrainés à tuer. Il doit aussi se montrer imaginatif, car ses proies sont aussi expertes dans l'art de la statégie... Mais, oncle Sam n'ayant plus vraiment besoin de ses talents,c'est la retraite anticipée pour notre héros...


Alors, Reacher prend la route. Avec pour seul bagage, une brosse à dents, ses fringues, et un peu de cash... Reacher erre, de petits boulots en petits boulots, visite les U.S.A, et d'aventures en aventures, flingue à tout va... Une femme dans chaque livre, un flingue dans chaque main, mais tel ce cow-boy, bien lonesome, il repart pour de nouvelles aventures au soleil couchant...

Pas de chi-chi, ici on envoie du lourd. Mais sans grossir le trait ou sombrer dans l'outrance. Du rythme, de la précision, de la rigueur et un final qui s'allume tel un quatorze Juillet bien pyrotechnique... Chacun des bouquins de Lee Child est calibré au millimètre, le travail de l'artisan s'envole vers l'orfèvrerie. La mécanique est imparable, chaque intrigue un vrai régal. Pas de gamberge molle du genou ou de sensiblerie, c'est direct et sans hésitation.

 Comme on le dit au foot, c'est droit au but et sans les mains. Pour nous les hommes, les vrais, genre officiers mais gentlemen. On dit bonjour avant de trucider. Et qu'ils soient terroristes, mafieux, psychopahes ou que sais-je encore, notre civisme n'a pas de frontière.


Un conseil d'ami. Tentez le premier: Du fond de l'abîme, au livre de poche. Si l'expérience vous emballe, monsieur Lee vous servira d'autres spécialités, toujours bien épicées. La dernière en date: Sans douceur excessive est parue chez Seuil thriller.

Un dernier rappel, comme au catch, on ne joue pas à Reacher chez soi, au risque de se blesser, car Reacher est un professionnel.
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24 novembre 2009 2 24 /11 /novembre /2009 10:20
Leadbelly en écrivant cette chanson, ne se doutait pas que  Manu Chao la chanterait, ni que ce mauvais jeu de mot sur l'Islande me permetterait de lancer mon papier sur Thorarinsson avec ce mauvais goût qui me plait tant.

On  compare le bonhomme à Indridason. Mais deux islandais qui se suivent, ne se ressemblent pas forcément... Et dire qu'ils sont bons tous deux, n'est qu'un constat. C'est ensuite un raccourci, car partager talent et nationalité n'est pas symptomatique d'une quelconque causalité...


Le temps de la sorcière, met en scène Einar le journaliste. Ancien alcolique et fouineur de première. L'Islande  qu'il nous fait découvrir est nostalgique, d'une époque, d'un mode de vie, peut-être d'une identité. Un âge d'or que le modernisme, puis la drogue ont détruits.

 Le ton est abrupt, maladroit parfois. Des lourdeurs plombent la fluidité du récit. Ceux qui aiment, comme c'est mon cas, parlent de rudesse, d'une langue, d'un peuple, ou de premier roman. Ses détracteurs nous parleront de défauts de fabrication...

Laisson là toute querelle, le Dresseur d'insectes nous réunira autour d'un bon polar nordique comme on les aime. Un peu lent, mais fouillé. Noir, mais humain. Triste mais drôle.

 Einar mène la danse, ( beaucoup de clins d'oeil au rock'n roll) , alors en avant la musique!

 Enfin, pour narguer ce cher reporter en sevrage, je dirais du premier volet, s'il était un vin, qu'il serait un peu vert et lourd en bouche, du second, plus rond, qu'il est harmonieux et bien charpenté. Oenologie mise à part, les amateurs de bon cru islandais seront comblés, et c'est ce qui importe.
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 17:06
Mon coeur,
Aux lueurs
Des liqueurs,
S'éclaire.

Un phare
Aveugle,
Qui meugle
Au soir.

Etrangement étranger
Pourtant,
Ainsi qu'un horloger,
Comprend,

Rouages de ces songes,
Au verre grossis,
Il est soudain bien sage,
Bavard, aussi.

Et le poète pauvre
De ses jours d'ennui,
Ainsi redécouvre,
Ce qu'il a langui.

Faconde et rubis,
Tournent au palais,
Ces merveilles allaient,
Pourtant sans un bruit.

Il rugit au bois,
La flamme d'un feu,
Pour bien dire cent fois,
Être vain, c'est peu!

Et, quitte à parler
Pour parler, parlons
Ainsi, et laissons,
Là, toute vanité!
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 16:42
 

Lorsque j'entame une série, je m'applique à en lire au moins deux. C'est une règle de lecture. Parfois, le premier roman est maladroit, les suivants sont un régal. Parfois c'est l'inverse.

J'avais beaucoup apprécié, le premier bouquin de Joensuu. J'appréhendais la suite. Je me disais qu'il serait moins bon, moins spontané.


Harjunpää et les lois de l'amour
, est excellent. On retrouve l' écriture simple du premier volet. Les personnages sont attachants. Le réalisme est au rendez-vous. Secouez le tout, et vous avez une bonne surprise!

Les relations entre les differents personnages sont au coeur de l'intrigue.  Bingo le flic raté, sa collègue, veuve et mère d'un jeune garçon, l'escroc et ses proies, les flics et la déprime... L'amour et le manque, tout cela est dit sans fioriture mais avec humanité.

 Moins un polar qu'un roman noir ou social, ces aventures finnoises sont à découvrir, ou à savourer, selon le lecteur.

Je ne dévoilerai ni l'histoire, ni son surprenant dénouement....

Mission accomplie pour le petit commentateur que je suis. Au menu, un léger aperçu, et vogue la galère!

 En dire plus desservirait mon dessein. Je ne veux que vous ouvrir l'appétit. Pour cette mise en bouche, une synthèse légère, mais pas de citation, de rapport circonstancié ou de morceau choisi.

Le client est roi, il devra faire son choix! Pour le reste, ici comme ailleurs, les choses suivront leur cours!

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 17:15
Pour préparer un kir, la recette est simple. Du vin blanc et de la crème, cassis, pêche ou mûre.

 En résumé.

 Enfantin, n'est-ce pas? Mais, trop de vin et le cocktail est acide, trop de crème, et le résultat est sirupeux, voire écoeurant...

Fakirs, le bouquin de Varenne, sorti chez Hamy, cumule. Il est au confluent de ces deux extrèmes.

Pas en même temps, heureusement. Voyez:

 Le flic est trop intelligent, il dérange. Dépressif, on le relégue aux Suicides.
 Son adjoint est trop gentil, il ne sera jamais qu'adjoint.

 L'americain est psychologue, il fait du tir à l'arc.
Son pote, l'ancien taulard, ressemble à Bunker et son chien s'appelle Mesrine.

Un ancien bourreau, gay, junkie, et masochiste, croise une fois de trop le méchant.
Formé par la C.I.A, celui-çi, donne des coups de canne et s'amuse à torturer des gens...

Y'a des nécrophiles et des suicides qui n'en sont pas, et pour finir, une apothéose de...
Et trop de...

Mais je me tais, car franchir cette ligne serait scandaleux, même pour parler d'un livre que je n'ai pas aimé.

Varenne écrit bien, mais n'en fait pas assez. Ou peut-être en fait-il trop, et pense donner le change... Parfois, sa prose s'enlise, l'action aussi.

Malgré mon engouement pour la contemplation, ma patience se délite, je ne lis qu'au compte-goutte, le bouquin traine sur mes étagères...

Enfin, mon calvaire s'achève. La dernière page est tournée.
Voilà.

Je vous donne la primeure de mon opinion.

 Mais, ne nous fâchons pas. Les enthousiastes, peuvent toujours encenser le bouquin et lui octroyer des prix litteraires.
 Pour ma part, je ne l'offrirai pas, même à belle-maman, c'est dire...
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 19:14
Je viens de terminer mon premier Bruen, le second tome des aventures de Jack Taylor intitulé, Toxic blues.

Je ne connaissais de Bruen que le nom. Il ne m'inspirait pas vraiment. En cela, comme en d'autres choses,  j'avais tort.

 La dernière page derrière moi, je me suis dit, c'est bon de se tromper à ce point. Ce bouquin, pour les amateurs de noir, comme dans très, très noir, comblera vos attentes.

Bruen écrit simplement, sa prose est efficace, et sans fioriture car son trait fait mouche.

Jack Taylor, son héros est trop vieux, il boit trop, sniffe trop, et souffre trop. Il lit beaucoup, et se plante aussi souvent qu'il lit, avec ce lucide et chaleureux désespoir typiquement irlandais.

 Alors, simple, érudit, noir!? Que demander de plus? Jean-Marc, d'actu du noir, me conseille la série des R&B, du même auteur, deux avis valant mieux qu'un, j'ai envie de dire, à l'attaque!
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Plusieurs cordes...

... A mon arc?

Mon beau-père, paix à son âme,  me disait souvent qu'un touche-à-tout,  n'était bon nulle part, mais mauvais en tout!

Ce bon sens,  un peu terre à terre m'a toujours fait sourire.

Pas forcement pour les raisons auxquelles l'instigateur du proverbe pouvait songer!

Le dilettantisme est une forme d'art que la morale méprise. Et bien, si se consacrer aux arts,  par pur et simple plaisir de la chose est un crime, sachez que je suis un criminel.

Je réflechissais à tout cela, car mon ouvrage informatique, s'il colporte honnêtement mon amour du polar, vous déroutera  peut-être  par ses vélléités poétiques.

Mea culpa mes amis. La faute m'en incombe, et je vais tenter de m'expliquer...

J'en reviens à cette superbe maxime à l'origine de ce texte, et,  j'ai envie de lui assener cette autre pépite du genre: Ne s'attendre à rien, c'est être prêt à tout!

C'est ainsi, avec cette toute orientale tournure d'esprit que j'ai conçu cet espace.
Je laisse aux mots, toute lattitude pour prendre la parole...

J'espère, bien sincèrement que vous apprécierez mon outrecuidance, et que mes errements ne vous lasseront pas! Ou alors, pas tout de suite!

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