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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 13:11

C'est l'heure du Tag. Le choix de ce titre est ironique car s'il ressemble étrangement à une célèbre marque d'horlogerie Suisse très à cheval sur l'heure, mon retard lui, s'accumule. Désolé très chère Armande! Quinze auteurs en quinze minutes, chrono:

 

 

Moorcock.

Mes premières amours littéraires. Dark fantasy baroque et convulsée. Apocalypses, guerriers torturés. Le cycle d'Elric a été mon premier coup de coeur. J'ai dévoré ensuite celui d'Hawkmoon. J'habitais à deux pas d'un écrivain de S.F, monsieur Ligny qui fut à l'époque bien aimable de nourrir mon imaginaire vorace des produits de sa bibliothèque.

 

London.

Le grand nord, la ruée vers l'or, chiens de traîneaux ou chasseurs de perles mais aussi pirates, boxeurs en bout de course, révolutions ou prolétaires éreintés, et surtout, encore et toujours Martin Eden. Lu et relu, la clé de voûte d'un monstre sacré. Papa Diaz avait dans son grenier une malle de London chez 10/18. Un héritage donc, familial et spirituel.

 

Richard Bach.

Jonathan Livingston le goëland. Le seul livre de cet auteur que j'ai jamais parcouru. Collégien filiforme et bibliophage, ce conte moderne m'a ravi. Sur les ailes de Jonathan, que de voyages! Je l'ai lu jusqu'à plus soif.

 

Reich.

Ecoute petit homme. Un manuel de savoir vivre, un pamphlet amer, un constat lucide? Reliquat d'un passé familial contestataire, entre deux Bakounine et l'histoire de l'anarcho-syndicalisme... Une lecture marquante en tout cas.

 

Sweig.

Le joueur d'échec. Une histoire courte, simple et pourtant terrible. La

guerre, la torture, le jeu et l'obsession. Tout cela et plus en moins de cent pages. Une gageure, un tour de force. Poignant et laconique à la fois.

 

Connelly.

Les égouts de Los Angeles, la découverte de Bosch et du polar qui accroche. Tous les opus en poche!

 

Sandford.

Davenport le flic retors! Les villes jumelles, et une série que je parcours depuis mon adolescence. Attachement sentimental?

 

Kellerman.

Les enquêtes de Delaware et Sturgis. Un côté Laurel et Hardy quand on y pense. Le gros flic, et le psy athlétique, un homo, un hétéro...

Un duo attachant malgré des redites et quelques américanismes flagrants.

 

Rankin.

Rebus à Edimbourg, l'outsider écossais, grand buveur et petit parleur. Des intrigues impénétrables, un flic dur au mal et pas toujours moral...

 

Lehane.

Kenzie et Genaro, Boston et Bubba leur joyeux compadre toujours prêt à tout, quand je dis tout, je pèse mes mots. Une série magnifique, un auteur en or.

 

Mankell.

Wallander et Ystad, mon premier coup de coeur suédois. Je suis en train de lire la dernière enquête du monsieur. Un petit pincement, nostalgie etc...

 

Sjöwall et Wahlö

Les enquêtes de Beck et de son équipe. A découvrir, mais à relire aussi! La quintessence du policier suédois en dix volumes. C'est à graver dans le marbre parce que: fondateur du genre, indémodable, engagé et concis.

 

Crumley.

Une institution à lui tout seul. Le privé grivois, alcoolo et foutraque. Des intrigues bancales mais, surtout, la dérive de perso hallucinants et hallucinés dans un monde qui n'a ni queue ni tête.

 

Lansdale.

Le digne fils du cas d'école ci-dessus. Un touche à tout survolté, western, polar, angoisse, Oncle Joe raconte des histoires de fou. Ca pétarade, ça défouraille, ça s'insulte, ça tire dans tous les coins, et ça n'est pas si potache que ça en a l'air.

 

Indridason.

La femme en vert, La cité des Jarres, La voix... Je voulais conclure par un auteur dont le nom finit par un "son", ils sont nombreux, c'est tant mieux, mais il ne devait en rester qu'un, alors...

 

Ce listing est bien entendu exhaustif, (doux euphémisme que voilà) pour ne pas dire qu'il est parcellaire et totalement incomplet. Tant de noms se pressent derrière mes yeux... Un raz de marée, que dis-je, un typhon, un tsunami! J'invite cependant tous mes lecteurs éventuels à faire de même afin d'échanger nos vues sur la question et je songe dans un avenir proche mettre en ligne une liste des quinze auteurs que: JE BANNIRAIS DE MES RAYONNAGES.

 

La suite dans le prochain épisode!

 


 


 


 


 


 


 


 


 


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commentaires

G
<br /> bien sûr d'être resté digne ???<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Hips! De ce que je me souviens, la dignité était au rendez-vous...<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> tout à fait d'accord (pour Kellerman).J'en ai lu 2 ou 3 très bien.<br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Coucou! avec BEAUCOUP de retard, sorry! Je célèbre plus que dignement mon anniversaire depuis un certain temps, fiestas et fiestas encore... Le tempo ralentit, je me remets de mes émotions, et de<br /> mon grand âge aussi!<br /> <br /> <br /> <br />
G
<br /> oh yes ! les auteurs bannis, j'attends ça avec impatience...<br /> Je ne suis pas très surprise par ta liste (on y retrouve un d'ailleurs les auteurs de tes articles). J'en ai quelques uns à découvrir et je passerai te demander conseil un de ces jours.<br /> Il y a un Kellerman que j'ai trouvé "à chier" - pas lu en entier d'ailleurs et qui m'a un peu fachée avec lui (j ai évidemment oublié le titre).<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> Coucou! Il y a des Kellerman à chier, c'est sûr... Mais certains sont bien ficelés, et puis le duo d'enquêteurs est attachant; Mais les goûts et les couleurs ne se discutent pas! je suis en train<br /> de réfléchir aux auteurs à bannir, vaste sujet que j'essaierai de traiter avec soin!<br /> <br /> <br /> <br />

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Plusieurs cordes...

... A mon arc?

Mon beau-père, paix à son âme,  me disait souvent qu'un touche-à-tout,  n'était bon nulle part, mais mauvais en tout!

Ce bon sens,  un peu terre à terre m'a toujours fait sourire.

Pas forcement pour les raisons auxquelles l'instigateur du proverbe pouvait songer!

Le dilettantisme est une forme d'art que la morale méprise. Et bien, si se consacrer aux arts,  par pur et simple plaisir de la chose est un crime, sachez que je suis un criminel.

Je réflechissais à tout cela, car mon ouvrage informatique, s'il colporte honnêtement mon amour du polar, vous déroutera  peut-être  par ses vélléités poétiques.

Mea culpa mes amis. La faute m'en incombe, et je vais tenter de m'expliquer...

J'en reviens à cette superbe maxime à l'origine de ce texte, et,  j'ai envie de lui assener cette autre pépite du genre: Ne s'attendre à rien, c'est être prêt à tout!

C'est ainsi, avec cette toute orientale tournure d'esprit que j'ai conçu cet espace.
Je laisse aux mots, toute lattitude pour prendre la parole...

J'espère, bien sincèrement que vous apprécierez mon outrecuidance, et que mes errements ne vous lasseront pas! Ou alors, pas tout de suite!

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